1. Le plan du son

 

Une citation d’Alice A. Bailey sous la dictée du Tibétain :

Les âmes jumelles sont les moitiés de la même énergie qui ont été séparées à l’origine et qui vivent chacune leurs propres expériences dans la matière.
Elles ne se retrouvent que rarement de vie en vie mais, lorsque c’est le cas, elles ont une possibilité d’atteindre ensemble les plus hauts niveaux de conscience. Parfois, elles se ratent, et d’autres fois elle sortent de la «roue des réincarnations» ensemble et elles fusionnent.

 

Cet extrait en dit très peu sur les raisons et les moyens qui ont été utilisés pour nous séparer. Dans la section L’Ascension, dans l’article 3. La Descente en Incarnation, j’ai exposé le résumé de ma remémoration de la scission. Il ne s’agit pas d’une expérience joyeuse, puisqu’elle fait plutôt partie de ce qu’on nomme « l’involution » dans les théories spiritualistes, involution qui serait nécessaire pour ensuite expérimenter « l’évolution ». De mon point de vue, ces notions nous ont été imposées en guise de justification de cet état qui nous a été infligé sans que nous ayons donné notre accord. Je vous invite à lire l’article précité pour comprendre ce point de vue.

Par la suite, cette remémoration a été confirmée et approfondie lors de la découverte des dimensions inférieures puisque j’ai constaté (ainsi que d’autres voyants) que notre énergie, celle qui compose chaque entité globale, a servi et sert toujours à nourrir cet univers, le HMS comme le nomme James (voir le Billet qui porte ce titre). Le HMS, le plan mental très désordonné qui nous est coutumier, est également constitué d’innombrables plans parallèles où toutes sortes d’entités expérimentent des environnements hors des contraintes des dures lois du plan physique et nous imposent en retour l’emprisonnement dans l’état tridimensionnel, dont nous sortons lors du trépas, mais où nous revenons sans fin depuis des centaines de millénaires, car des systèmes de sentinelles nous renvoient dans de nouvelles vies.

Ces systèmes de la « roue des réincarnations » ont été si bien mis sur pieds que même les plus grands érudits et sages de notre univers s’y sont laissés prendre, allant jusqu’à croire qu’ils font partie de lois universelles, divines… Qui serait donc ce dieu universel qui nous aurait imposé de telles contraintes ? Voilà une question légitime, lorsqu’on s’éveille à notre propre divinité. La Source est nous-mêmes et nous sommes tous ensemble la Source. Il eut fallu que nous soyons d’accord pour une telle expérimentation et dans ce cas, nous devrions également pouvoir en sortir à notre gré. Nous constatons qu’au minimum notre liberté de décision nous a totalement échappé.

A l’heure actuelle, après les écrits de David Icke suivis des révélations de Anton Parks, les relectures des mythologies et divers constats nous révèlent le pot au rose. Parks nous relate dans son premier ouvrage que les femelles reptiliennes expérimentaient sur terre la « réincarnation », car leur race et leurs connaissances génétiques leur permettaient une longévité pour ainsi dire éternelle. Il est donc clair à présent que nous sommes le fruit de leurs expérimentations qui, sur des plans invisibles, sont soutenues par des entités qui prennent les âmes au piège et les scindent. Mes propres visions ayant confirmé ces faits avant d’avoir lu une quelconque théorie à ce sujet et je n’ai pu qu’acquiescer lors que j’ai pris connaissance des révélations contenues dans les textes gnostiques découverts à Nag Hammadi qui confirment que les « dieux nous scindèrent ».

Heureusement, comme je l’annonce dans la section V.I.T.R.I.O.L. la bonne nouvelle, qui me sauta aux yeux comme une évidence, c’est que la Source centrale, a ENFIN la possibilité de remettre de l’ordre dans cette situation intenable que nous subissons depuis bien trop longtemps. En effet, il est à présent clair que les âmes jumelles commencent une fusion intérieure, lente mais bien réelle.

L’extrait de AAB cité ci-dessus pourrait prêter à confusion, car on pourrait comprendre qu’il faut « mériter » en quelque sorte la fusion, correspondant à je ne sais quelle mystérieuse action de l’âme ou à une autre loi universelle.  Il sous entend que la fusion ne peut s’opérer que lorsqu’il y a une rencontre sur le plan phyisique. L’expérience de plusieurs voyants actuellement à l’oeuvre a démontré que les choses se déroulent bien différemment.

Pour l’heure il est déjà clair que de longues négociations, combats et stratagèmes, et finalement la défaite de nos geôliers, ont forcé les parties contrôlantes à abdiquer. En d’autres mots, les « géants » ont fini par l’emporter sur les races draconiques, ce qui a permis un afflux d’énergie supplémentaire, nous permettant de remettre la roue du chakra du coeur en route, ce qui a déclenché la fusion intérieure de nombreuses âmes jumelles. Même si les personnalités sont antinomiques, cela ne signifie pas que les deux pôles opposés ne peuvent se réunir. Selon un guide questionné dans le passé, si l’un des deux lâche prise, la résistance de l’autre aide justement à la fusion !

Certains lecteurs pourraient s’étonner, mais j’ai également constaté que ce ne sont pas seulement les personnes « bienveillantes » qui ont commencé cette fusion. J’ai examiné de nombreux cas d’âmes jumelles, notamment lors de consultations astrologiques, – âmes jumelles parfois en couple sans qu’elles se reconnaissent comme telles -, et j’ai pu déduire que la fusion lente a commencé, ne serait-ce que via l’apport de l’énergie produite durant l’acte sexuel. Petit à petit l’énergie s’infuse et effectue le travail jusqu’au niveau du coeur.

La fusion intérieure des âmes jumelles produit aussi un nettoyage inconscient en dimensions inférieures, puisque celles-ci se nourrissent de la séparation. C’est en réalité la tension produite par la séparation qui permet le pompage de notre énergie. C’est pourquoi lorsque l’un des partenaires « lâche prise », et même si l’autre est réticent, il déclenche la fusion. De cette manière, même des êtres encore profondément égarés dans des activités sociales peu reluisantes, vivent une lente reconstitution de leur énergie globale.

L’on pourrait craindre que de telles personnes deviennent des monstres aux pouvoirs colossaux, mais je pense que le contraire se produira. En effet, l’envie d’exploiter autrui énergétiquement disparaît d’elle-même lorsque la fusion a atteint un certain point. Le manque de l’autre moitié disparaissant, il y a de moins en moins de compulsions à vampiriser et donc de moins en moins de raisons de nuire à autrui.

Bien évidemment, cela ne résoudra pas en quelques années toutes les injustices de notre société totalement égarée. Les croyances absurdes continueront à tourner sur elles-mêmes puisque l’éducation et les habitudes profondément ancrées guident les faits et gestes de l’humanité. Mais le travail de reconstruction se met déjà en route, par toutes sortes de voies parfois détournées. On observe par exemple de ci de là que des personnes qui pratiquent des injustices d’envergure commencent à se dévoiler elles-mêmes, comme si une part inconsciente de leur âme avait décidé de leur ouvrir les yeux sur leurs aberrations, quitte à se ridiculiser en public et à payer les conséquences de leurs actes, en guise de leçon.

Ce sont bien les personnes elles-mêmes qui vont reconstruire un nouveau monde et non pas une quelconque activité « divine » ou « angélique » qui interviendrait de l’extérieur. L’humanité va petit à petit se redécouvrir en tant que Source, puisqu’elle aura de plus en plus d’énergie à sa disposition, énergie nécessaire pour une activité saine dans un contexte de création. Il ne s’agit plus ici d’un espoir mais d’un constat qui pour l’observateur se confirme chaque jour, même s’il faut encore déplorer, et sans doute encore pour de longues années, que l’ignorance prévaut largement, ainsi que les injustices qui en découlent.

Ceux qui s’éveillent consciemment ne passent plus leur temps à rêvasser à cet état de fusion. Ils agissent dans la sincérité. Le lâcher prise intérieur arrive lorsque le monde est vu tel qu’il est : une aberration mise en place par des dominateurs, relayés par les humains qui sont tombés dans le piège d’y accorder foi. Lorsque le lâcher prise est suffisant, la fusion démarre. Ce lâcher prise nécessaire peut se mettre en route suite à un choc ou à un grand renoncement. Dans mon cas, je n’ai pas eu de « mérite » à un renoncement, car il ne m’a demandé aucun effort. J’ai renoncé suite à un désintérêt complet pour l’existence telle que je l’expérimentais en cette vie.

Il ne s’agit donc pas de tenter d’atteindre certains états qui découleraient d’une « sagesse » plus ou moins méritoire, mais de rester fidèle aux réponses que la sincérité nous dicte face à nos constats. L’identification à ce qui nous est imposé ici bas étant une insulte à notre concept de la liberté, accepter un tel état d’abaissement, c’est accepter d’être une fourmi rampante. Pour ma part, comme je ne voyais pas la moindre porte de sortie car ne croyant plus à aucune théorie « libératrice », j’ai lâché prise, dans un sentiment totalement sincère, me sentant abandonnée par la Source, par la Vie, reconnaissant mon inaptitude totale à faire face aux lois imposées à l’humanité. Tout en pensant que j’appliquais une forme de suicide, en réalité cet abandon s’est avéré constituer une action importante, car il a déclenché le processus de la sortie automatique de ce monde, découlant de ma réponse sincère qui consistait à ne plus accorder foi à l’existence, à aucun « désir », à aucun « accomplissement », à aucun « idéal ». 

A l’heure actuelle, peu de personnes témoignent de ce type d’expérience. La fusion entre âmes jumelles est cependant en route depuis des vies pour pas mal de monde, mais ce processus est vraiment lent et très peu conscientisé, car il a été miné au fur et à mesure par les systèmes de pompage en place. En ce qui me concerne, grâce aux séances où j’ai pu voir des relations vécues avec mon âme jumelle, j’ai pu constater que nous avions déjà entrepris la fusion depuis l’époque de l’ancienne Egypte, notamment via des pratiques sexuelles tantriques qui nous ont permis de constituer des corps parallèles qui sont des soutiens aux deux âmes, afin qu’elles puissent garder un contact énergétique plus important de vie en vie. Certaines âmes jumelles sont donc plus ou moins fusionnées et décident certains plans d’action qui leur permettront de compléter la fusion. Cette fusion doit se dérouler jusqu’au plan subatomique qui comprend les dimensions inférieures bien évidemment, puisque ces dimensions composent notre réalité subatomique. Il en découle que l’opération doit se dérouler durant une incarnation sur le plan physique.

Soit les deux personnes sont suffisamment éveillées pour travailler à leur libération dans les plans invisibles, soit l’une des deux prend en charge le nettoyage, soit l’opération se déroule bien plus inconsciemment et sur une plus longue durée. Les expériences sont variables en fonction de ce qui a déjà été effectué durant d’autres vies. Dans mon cas le plan pour cette vie fut de produire un lâcher prise suffisant pour m’obliger en quelque sorte à être confrontée de force aux pièges des dimensions inférieures. Pour ce faire, la tension entre les deux âmes a été poussée à un paroxysme sur le plan relationnel, afin d’éviter de tomber dans le « romantisme » qui aurait produit l’effet inverse. C’est là une des plus grandes souffrances qu’on ait à subir du fait de la scission, car nous reconnaissons en l’autre la partie qui nous manque pour que, fusionnés, nous constituions ensemble l’Amour, cet Amour énergie, en tant qu’expression fulgurante de la Source. Il ne s’agit donc pas ici de s’aimer l’un l’autre, mais plutôt d’Aimer le tout à partir du moment où l’entité énergétique complète est reconstituée. C’est de cet amour là qu’il est question et non pas d’une quelconque relation « fusionnelle » dont les auteurs romantiques nous ont abreuvés dans des romans à l’eau de rose.

Cependant, dans le cas de personnes qui sont déjà dans un processus de fusion depuis plusieurs vies, la reconnaissance de « soi » en « l’autre » est un phénomène tellement puissant que l’on tombe d’emblée dans une palette d’émotions à première vue « amoureuses », voire obsessionnelles, tant la rencontre est déroutante et déstabilisante du point de vue énergétique.

Dans mon cas, en plus de ressentis invraisemblables à plusieurs niveaux, j’ai été particulièrement intriguée par un phénomène sonore qui s’est mis en place peu de temps après la première rencontre. Ce phénomène se poursuit toujours, inlassablement, et ne me quitte plus. Au départ il est tellement étrange et tellement énorme, parce qu’il implique simultanément les sentiments, les énergies ainsi que le sens même de la vie qui prend tout à coup une signification sonore, musicale. Je n’ai évidemment jamais pu décrire ce phénomène correctement à quiconque car ne le cernant pas non plus, puisqu’il ne correspond du reste à aucun ressenti « humain » ordinaire ou même passager.

Dernièrement, quelle n’a pas été ma surprise en lisant un extrait de Savitri (voir le Billet portant ce titre), où Sri Aurobindo a décrit avec son art exceptionnel, cette approche sonore au moment de la prise de conscience de l’existence de « l’autre ».

Lorsque j’ai lu cet extrait que je copie ci-dessous, j’ai compris que Sri Aurobindo avait dû vivre une expérience identique à la mienne, ou bien en avoir la prescience de manière mystérieuse, tout en trouvant des mots pour décrire cet état sonorisé, cette symphonie qui n’est pas orchestrée par des instruments connus de l’humanité, mais qui tient à la fois de l’énigme, de l’enchantement, du surnaturel et de la science fiction. J’ignore si Aurobindo a entendu ces sons durant toute son existence ou après une expérience quelconque, car ce récit est intégré au mythe de Savitri qui repose sur des écrits ancestraux de l’Inde. J’ignore également si d’autres personnes ont accès à ce niveau sonore, mais je profite de l’occasion pour présenter ce texte telle une illustration de mon vécu, dont je ne saurais témoigner avec plus de justesse que cet auteur prodigieux, même si je trouve encore que cette lecture ne peut rendre la réalité du vécu. Je souhaite à chacun d’avoir un jour l’opportunité de vivre une expérience identique, car elle transforme l’existence pour toujours, ces sonorités nous confirmant en effet qu’il y a une suite, une continuité, dans l’expérience de la fusion, que nous n’avons pas rêvé, que nous ne rêvons toujours pas et que le plan de l’âme est effectif, qu’il est tangible dès le niveau de l’incarnation.

Merci à Sri Aurobindo à qui je laisse maintenant la parole.

SAVITRI Livre II Chant 14

LE ROYAUME DE L’AME

Mais sa quête se vit justifiée par une réponse inattendue. Sur un arrière plan lointain, vibrant d’Espace Mental, l’on pouvait distinguer le halo d’une ouverture, l’entrée lumineuse d’une galerie ; on aurait dit une porte dérobée d’où émanait un sentiment de joie, une retraite discrète, une mystérieuse échappatoire. Loin de ce monde de surface décevant, cela semblait s’enfuir dans le sein de l’inconnu, comme un puits, un tunnel dans les profondeurs de Dieu. Cela plongeait comme un sillon mystique d’espoir à travers maintes couches informes et muettes du moi, pour atteindre les derniers tréfonds du coeur du monde, et de ce coeur montait un appel silencieux qui plaidait avec quelque Mental tranquille et impénétrable, exprimant un désir passionné, insatisfait.
Du fond de quelque abîme caché mais intime, le désignant tel un doigt de mystère qui lui ferait signe dans un air cristallin, comme un message venu de l’âme profonde du monde, ou une invitation de la part d’une joie timide qui déborderait d’une coupe de félicité volatile, scintillait là tout en s’introduisant dans le Mental, une extase de lumière muette et palpitante, la passion et la délicatesse d’un feu rosé.

Comme quelqu’un qui se sent attiré vers un refuge spirituel oublié et soudain perçoit la proximité d’un amour qui attend, par un passage tamisé et vibrant qui l’isolait des tentations du jour et de la nuit, il voyageait guidé par un chant mystérieux : dans un singulier murmure aux nuances multiples, cela parcourait tour à tour toutes les harmoniques, et demeurait cependant toujours pareil. Appel discret vers des délices imprévisibles, voix suppliante de quelqu’un connu de toujours, ardemment aimé, mais sur lequel le mental oublieux est incapable de mettre un nom, cela remettait un coeur indolent sur la voie juste de la béatitude. Ce chant immortel ravissait l’oreille enchantée.

Et puis, abaissant la garde de son mystère impérieux, cela s’estompait dans un murmure virevoltant autour de l’âme. Cela ressemblait aux plaintes d’une flûte solitaire errante au long des rivages de la mémoire, et inondait les yeux de larmes de joie longtemps attendue. Comme la note unique, stridente et ardente d’une cigale, cela imprimait sa mélodie aiguë sur le silence de la nuit sans lune et frappait sur le nerf d’un sommeil mystique le rythme de la note insistante, magique du réveil. Des rires argentés, cristallins comme ces bracelets de grelots aux chevilles, égayaient les routes du coeur solitaire ; leur danse apportait une consolation à la solitude éternelle : une ancienne douceur oubliée venait, accompagnée de sanglots. Ou bien, se laissant entendre d’un lointain territoire d’harmonie, cela ressemblait tour à tour au cliquetis rythmé d’une longue caravane, ou à l’hymne d’une vaste forêt, l’appel solennel d’un gong de temple, le bourdonnement d’abeilles ivres de miel sur des îles ensoleillées troublant la somnolence de midi, zélées dans leur extase, ou encore à la litanie lointaine d’une marée de pèlerins. Des effluves d’encens flottaient dans l’air vibrant, un bonheur mystique tremblait dans la poitrine comme si le Bien-Aimé invisible s’était manifesté, arborant soudain son visage charmant, et que des mains joyeuses allaient pouvoir s’emparer de ses pieds fugitifs et que le monde allait se trouver transformé par la beauté d’un sourire.

Il parvint en un royaume immatériel et merveilleux, refuge d’une passion anonyme et muette ; ayant compris qu’à chaque sommet répondait un gouffre, il avait trouvé une alcôve qui pouvait capturer tous les mondes, un point qui était le noeud conscient de l’Espace, une heure éternelle dans le coeur du Temps. L’Ame silencieuse du monde entier se trouvait là : un Etre était vivant, une Présence, un Pouvoir, une Personne unique qui était à la fois et elle-même et le tout, et chérissait les pulsions suaves et dangereuses de la Nature, les transfigurant en tempos divins et purs. Cela était capable d’aimer sans besoin d’amour en retour, d’affronter et de tourner le pire en le meilleur, cela guérissait les amères cruautés de la Terre, transformant toute expérience en félicité ; intervenant sur les pitoyables sentiers de la naissance cela balançait le berceau de l’Enfant cosmique et calmait tous les pleurs avec sa caresse de joie ; cela menait les choses maléfiques vers leur bien secret, cela tournait le mensonge ignoble en vérité joyeuse ; son vrai pouvoir était de révéler le divin.
 

(………)
 

Là, se trouvait la chambre où se façonnent les mondes. Un intermède était permis entre un acte et le suivant, entre une naissance et une autre, entre un rêve éveillé et le suivant, une pause qui infusait une vigueur nouvelle pour exister et réaliser. Au-delà se trouvaient des régions de joie et de paix, des lieux muets de naissance pour la lumière et l’espoir et l’amour, et des berceaux de félicité céleste et de relaxation.
 

Voilà exprimées de façon sublime les sensations sonorisées qui peuvent être éprouvées après la révélation de l’existence de l’âme jumelle, lorsque la reconnaissance est suffisante pour que ce plan du son soit perçu.

L’origine des sons est mystérieuse. Ils accompagnent l’être en éveil, sans arrêter une seconde de scander leur rythme, leur plénitude, leur appel, en se manifestant par delà les univers connus. Les sentiments décrits par Sri Aurobindo sont effectifs, ils cautionnent, valident et motivent chaque acte entrepris dans le processus de la fusion, car ils sont inlassablement soutenus par ce plan du son, sans doute le plan décrit comme étant celui du Verbe,  le verbe ici n’ayant pas de sens au niveau des concepts ordinaires. Cet univers sonore accompagne chaque pas, chaque respiration, et indique de par sa présence ininterrompue que la réalité tridimensionnelle n’est que superficie. Un phénomène bien étrange en fait, qui change la perception de l’existence à jamais et qui produit une plénitude inqualifiable.

 

 

 

 

 

 

 


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