4) L’appui des mythologies (suite)

 

La mythologie gréco-romaine fait largement référence aux mondes des enfers, d’autant plus que tous les décédés vont en enfer. Les « justes » ne vont pas directement au « ciel » puisque ce ciel, appelé les Champs Elysées, se situe en réalité dans le lieu le plus difficile à atteindre et le plus reculé des enfers. 

Au sortir de la première région de l’après vie, la route se partage en deux directions : la première, à droite, mène aux Champs Elysées, la seconde, à gauche, au Tartare, résidence maudite des grands criminels de la mythologie.

Voici un petit résumé de données concernant Enée, héro de Virgile, que j’ai trouvées sur la page :

http://atheisme.free.fr/Contributions/Enfers_3_eneide.htm

Après Ulysse, Thésée, Hercule ou Orphée, Enée fait lui aussi, de son vivant, le chemin périlleux et réservé à quelques rares élus, qui conduit dans le royaume d’outre-tombe. Après de longues péripéties, le héros accède aux Champs Elysées, qui sont à la fois le lieu le plus difficile à atteindre et le plus reculé des enfers.

Enée y aperçoit son père Anchise, qui lui enseigne le sort des âmes après la mort. Il lui expliquera que les choses proviennent d’une masse matérielle, animée par un esprit. Après la mort, les âmes doivent expier leurs fautes, en subissant divers supplices, après quoi les élus entrent en Élysée, tandis que les autres attendent une réincarnation.

Le lieu de la révélation est un espace où apparaissent la couleur et la lumière, à la fois plus variée et plus claire que partout ailleurs. Mais le paradis virgilien n’est pas un lieu cosmique. Il est un prolongement de la vie terrestre dans un jardin idéal et épicurien, à l’abri des remous de notre univers.
 

Cette évocation confirme mes propres visions, à savoir que les dimensions lumineuses sont des excroissances des dimensions inférieures.
D’autres récits mythologiques gréco-romains de l’après mort confirment toujours cette même croyance qu’on ne se libère aucunement lors du trépas.

Dans le cas d’Orphée, il est question d’un héro qui va à la recherche de sa bien aimée, morte, et qui, curieusement aussi, doit se rendre en enfer pour la chercher. Il la retrouve grâce à son don particulier pour la musique (référence au pouvoir du verbe sans doute), mais il échouera car trop impatient. Conclusion sa fiancée est condamnée à rester pour l’éternité en enfer ! Il se fait ensuite sauvagement assassiner et subit un sort comparable à celui d’Osiris, sa tête étant jetée dans un fleuve et cette même tête étant finalement mise dans un temple. La légende dit qu’elle garde tous les aspects de la vie, ce qui d’autre part fait songer à des pratiques connues chez les templiers qui conservent des têtes de grands initiés en vie pour les questionner durant leurs cérémonies.

Pour le mythe d’Orphée :

http://www.dicoperso.com/term/adaeaeb1acaba5605f,,xhtml
 

Quant à Hercule ou Héraclès, son douzième travail, le dernier, consiste à descendre en enfer. Après cela il gagnera l’immortalité, non sans avoir blessé au passage Hadès, dieu de l’enfer. Les douze travaux d’Hercule sont une allégorie de la traversée des douze signes du zodiaque, par l’âme dans le cycle des réincarnations. Le dernier signe se rapportant au douzième travail, il correspond au signe des Poissons. Ce signe est gouverné par Pluton (un autre nom d’Hadès) en astrologie ésotérique. En astrologie exotérique il est gouverné par Neptune qui symbolise l’âme. Le signe des Poissons quant à lui est représenté sous forme de deux poissons, se faisant face en sens inverse et reliés par un fil. L’ensemble du signe des Poissons fait ainsi référence au symbolisme des aux âmes jumelles, séparées, mais toujours reliées. Comme les travaux d’Hercule s’effectuent selon la classification des maîtrises ésotériques des signes, l’astrologie ésotérique nous indique que Pluton (roi de enfers) doit être confronté afin de récupérer l’âme jumelle.

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La mythologie du Moyen-Orient contient des textes évocateurs, notamment pour les lecteurs de Parks. On y trouve des noms et des notions traitées par cet auteur, ainsi que la confirmation que le Kigal, désigné comme le « monde d’en bas » est l’enfer, pour les dieux annunaki. Le pays d’où l’on ne sort pas, même dans leur cas.

Éreshkigal (reine du kigal, selon la traduction de Parks) est donc reine des « enfers » dans ces textes. 
Elle serait la soeur de Inanna (ou Ishtar) qui vit dans les mondes d’en haut, et celle-ci décide un jour de descendre en enfer pour prendre le pouvoir de ce domaine, mais elle échoue. En échange de sa libération, elle doit offrir son époux Tammuz. On voit encore dans ces textes une allusion aux âmes jumelles qui sont séparées par le domaine des mondes d’en bas.

Je vous laisse découvrir ces textes, pour la version sumérienne traduite en français : 

(veuillez insérer les liens en entier dans votre navigateur)

http://www.aly-abbara.com/litterature/poesie_arabe/

Mythologie_fables/Tammouz_Ishtar_sumer_francais.html

Et pour la version babylonienne traduite en français, ici :

http://www.aly-abbara.com/litterature/poesie_arabe/

Mythologie_fables/Tammouz_Ishtar_babel_francais.html


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