2) Illustrations des dimensions. Parks – Alchimie

Afin d’illustrer les pressentiments que j’ai vécus lors de ma descente dans une dimension totalement noire que j’évoque en résumé dans le premier article de cette page, et bien plus en détails dans les Récits de la section V.I.T.R.I.O.L., je propose un petit extrait de l’interview d’Anton Parks, auteur des Chroniques du Girku, effectuée par le site karmapolis.be.  Vous trouverez l’entièreté de l’interview sur le site karmapolis (je recommande par ailleurs la lecture de l’ensemble de leurs dossiers très éclairants). A la suite de l’extrait, vous trouverez une illustration alchimique que j’ai mise en parallèle.   

L’extrait  et l’illustration  proviennent de cette page : 

http://www.karmapolis.be/pipeline/anton_parks2_3.htm

kigal.gif

Question : Vous décrivez dans votre livre une « réalité » qui se compose de plusieurs dimensions qui se superposent « comme dans une pyramide inversée ». Nous, humains,  vivons, percevons et respirons dans la troisième dimension. Il y a en dessous de notre dimension, deux autres dimensions, deux autres  »réalités » fréquentées par d’autres entités, notamment les Musgir, une race de reptiles très agressive. Les deux dimensions qui sous tendent la nôtre se nomment KUR-GAL et KUR-BALA. Il existe en outre des dimensions intermédiaires (KUR-GI-A et KUR-NU-GI) dans lesquelles se trouvent des entités « spirituelles » particulières et que l’on pourrait comparer à des enfers pour des âmes perdues. Est-ce que l’on trouve présentes dans les écrits et la culture sumérienne des traces de ces conceptions, de cette description du réel ? Ou bien, ces appellations relatives aux trois dimensions du Kigal sont l’exclusive des informations que vous avez captées, mémorisées puis interprétées ?

Anton Parks : Le terme KUR se retrouve abondamment sur les tablettes sumériennes. Les spécialistes des tablettes donnent au KUR plusieurs attributs comme : « monde inférieur » « l’enfer », « pays », « pays montagneux », « montagne », ou encore « pays étranger ». Aux yeux des experts de l’Orient Ancien, la définition du KUR sumérien semble à la fois complexe et difficile à cerner tout simplement parce qu’ils ne conçoivent pas un monde formé de dimensions imbriquées les unes sur les autres. Le Kur avait deux significations distinctes aux yeux des Sumériens. Il s’agissait tout d’abord de la montagne où les « dieux » résidaient. Un lieu inaccessible aux mortels, à la fois universel et vivifiant, sans doute en relation avec le domaine primordial (Kharsağ) des Gina’abul-Anunna situé dans les montagnes du Taurus. Le deuxième sens de ce terme est le monde de l’au-delà, le pays des morts généralement situé sous l’écorce terrestre entre les eaux primordiales de l’Abzu et le monde habité du dessus. Nous savons donc qu’il ne s’agit pas dans ce cas de la terre creuse, l’Abzu, mais plutôt du domaine subtil des dimensions ou fréquences inférieures connectées aux souterrains où certains Gina’abul avaient établi leur demeure.

Ce domaine, insaisissable pour le commun des mortels, symbolisait généralement le royaume des morts chez les Sumériens.Pour être parfaitement exact, il faut préciser que la dimension KUR est subdivisée en deux parties qui sont : le KUR-BALA (la première dimension : la plus basse) que les spécialistes des tablettes traduisent souvent en « l’au-delà », mais dont le sens exact est « le KUR du règne ou de la dynastie » et le KUR-GAL (la deuxième dimension), c’est-à-dire « le grand KUR », monde parallèle où des Kingú (ceux qui ne seront pas dans les cavernes) établiront leur demeure, le noyau dur et dirigeant Kingú se trouvant en KUR-BALA. Le maître du KUR-BALA est littéralement « l’œil qui voit tout, en haut de la pyramide… inversée », car il possède un regard direct sur le KUR-GAL et le KI !

Voilà pourquoi sur les tablettes, le KUR (ou KUR-BALA) est souvent traduit « en monde ennemi », lieu où le chaos semble régner perpétuellement. Les trois premières dimensions forment  une sorte de pyramide inversée où la dimension KI symbolise la base et la dimension KUR-BALA forme le haut de la pyramide. De cet endroit, toute personne a un regard grossissant (comme une loupe) sur les dimensions supérieures. L’idéologie Gina’abul et sumérienne n’intègre pas l’enfer de la même façon que les occidentaux. Dans le vocabulaire Gina’abul, le niveau inférieur formé des dimensions KUR et KI est dénommé KIGAL « le grand monde ». Ce lieu est opposé aux autres étages dimensionnels supérieurs où résident les Kadištu et qui est nommé ANGAL »le grand ciel ».

Le schéma ci-dessus représente les différents étages dimensionnels qui composent le KIGAL avec en plus ses deux dimensions médianes. Les Sumériens voyaient dans les KUR-GI-A et KUR-NU-GI deux représentations des enfers contrairement au KUR-BALA qui était plutôt assimilé à l’au-delà. Pourtant, une traduction stricte du terme KUR-GI-A (KUR de la source ferme) nous dévoile qu’il s’agit plutôt d’une dimension transitoire où les âmes restent un moment avant de réintégrer la Source ou l’ANGAL (le grand ciel). Quant à la décomposition de KUR-NU-GI, elle nous révèle sans l’ombre d’un doute qu’il s’agit d’un étage fréquentiel où les âmes se sont perdues. C’est le lieu où se trouvent les entités restés bloquées et que l’on assimilent aujourd’hui aux fantômes.

Question : Enfin, existe-t-il sous la forme d’une autre pyramide trois dimensions « supérieures » au KI et donc attenantes au KIGAL ? Il  y aurait alors deux pyramides, qui en s’interpénétrant, pourrait former le dessin d’une Merkaba ou étoile tétraédrique (symbolisme d’une forme parfaite pouvant servir à voyager de dimensions en dimensions) ainsi que 7 dimensions, 7 « ciels » (que l’on peut relier à l’expression 7ième ciel), les 7 chandeliers d’une Menora juive.

Anton Parks : C’est une très intéressante réflexion. Cependant, je ne pense pas qu’il y ait seulement 3 ou 4 dimensions dans l’ANGAL (dimensions supérieures), mais bien plus. Je n’en ai aucune preuve, c’est simplement un sentiment profond qui ne s’explique pas.

 

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D’autre part, je reproduis une illustration alchimique, où la descente dans ces dimensions me paraît clairement indiquée, même si le schéma est nettement différent de celui proposé par Anton Parks. On peut y voir des corps flottants, descendre des paliers et se retrouver dans un lieux fermé qui semble le dernier et où se situe un dragon. 

Le lien entre les deux croquis me paraît évident, mais de plus, dans l’illustration alchimique, les deux partenaires mâle et femelle sont représentés, suggérant les secrets de l’œuvre alchimique, du moins une partie de celle-ci. Il s’agit évidemment des deux âmes jumelles qui doivent passer par les dimensions inférieures pour se réunir afin de reconstituer l’intégralité de l’être.

 

 

 Alchimie dimensions

 

Une excellente documentation est proposée dans l’article L’Alchimie de l’Amour, évoquant la mise en œuvre de l’alchimie interne, ses exigences et ses méthodes, et nous offrant la découverte de quelques secrets de cet art. Le symbolisme de l’arbre enflammé, via la réunion des pôles opposés, permet de faire pousser les fruits de l’habileté et de la connaissance..

 

 

 

 


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