5. Le Créateur et sa création

Le créateur et sa création

(Mer 22 Août 2007)

J’ai effectué des dizaines de séances où des réalités m’ont été données à voir, afin de les comprendre, dans le but de les transmettre. J’ai donc reconstitué « l’histoire » de ce que j’ai vu depuis les origines, jusqu’à mon incarnation présente.

La vision qui m’a paru la plus primordiale m’a été donnée de la façon suivante. La vision se situait dans un « lieu » qui me donnait le sentiment d’être vague et sans forme, ni dans l’espace ni dans le temps, sans limite et pourtant non étendu… Il y avait donc là quelque chose d’illimité qui semblait lové mais sans forme, endormi, sans but et sans cause…

Difficile évidemment de trouver les mots justes, mais ce sont ceux que j’ai formulés en observant le phénomène.Ma vision est ensuite entrée dans cette chose endormie et j’ai ressenti plus clairement un sommeil profond, même d’une incroyable profondeur…

J’ai ressenti aussi qu’il y avait quelque chose comme un manque total de tout et qu’il ne pouvait y avoir que sommeil pur, tant le manque était présent. Puis, m’immergeant plus amplement dans cette chose endormie, j’ai suivi par l’intérieur le chemin de son sommeil et c’est là que j’ai vu apparaître des centres d’énergie que nous nommons des soleils. C’est à ce moment là que je me suis dit que je voyais le dieu endormi des hindous, celui qui « rêve » le monde. A l’heure actuelle je n’ai pas encore vérifié le nom donné à ce « dieu » ou plutôt à cette condition d’être primordiale, mais peu importe.

J’ai donc vu que le sommeil profond de cet être-état, produisait des rêves et que ces rêves commençaient par la création de soleils. J’ai suivi le chemin d’un de ces soleils et j’ai vu que ce soleil se créait des univers, de plus en plus vastes, de plus en plus variés, de plus en plus complexes. Lorsque je suis arrivée à voir les créatures, tout à coup, c’était comme si un réveil immense arrivait, non pas que l’être-état primordial endormi se soit réveillé, mais j’ai compris par là que le rêve était infiniment plus intéressant que cet état d’endormissement primordial.

Tout à coup, l’existence brillait de mille feux, et l’attention de l’être-état endormi était centrée sur ces miriades de créations, avec un intérêt inouï. Il y avait une réelle délectation à créer tout cela. Cette délectation était d’autant plus énorme que l’être endormi savait pertinement que s’il se réveillait, il ne verrait que son isolement et son état sans forme et finalement sans aucun intérêt. J’ai donc constaté qu’il était bien plus intéressant pour cet état primordial de créer des rêves que de ne rien faire, quel que fut le contenu de ces rêves.

Je n’ai pas compris le processus qui permet à cet être-état de créer des soleils. J’ai seulement constaté qu’ils étaient là, produits dans son rêve, tout comme nous sommes capables de rêver d’un soleil comme s’il était « vrai ».

Le programme de base d’un univers particulier présidé par un soleil est tout entier contenu dans le potentiel de ce soleil. Les programmes seraient variés, mais je n’ai suivi que celui de notre soleil ou plutôt du soleil central que j’ai nommé Râ. Ce soleil n’a pas grand chose à voir avec notre soleil physique, car de Râ découlent de nombreux soleils physiques, ceux-ci n’étant que la manifestation de ce soleil central dans tous ses univers propres. Mais à ce que j’ai vu, il existe de nombreux « frères » de Râ qui chacun à sa manière crée son champ d’expérience particulier.

Ces enseignements m’ont été donnés en parallèle à mes connaissances astrologiques que j’accumule depuis de nombreuses vies. Pour revenir à l’univers de notre « Râ », et pour tenter de rendre les choses compréhensibles, je dirai que Râ, afin de créer la conscience (càd son sentiment d’existence), a besoin a priori de sortir de lui-même et de créer un objet matériel qui va refléter sa lumière. Cela est représenté symboliquement par la lune, le « miroir » du soleil, dans lequel le soleil peut se mirer et prendre enfin conscience de sa propre existence, à travers ce reflet renvoyé vers lui.

C’est la première prise de conscience du fait que le soleil existe. Sa première constatation qu’il est… Et l’être-état endormi, à travers ce phénomène, se voit enfin exister, de cette façon. Il « est » le soleil (dans son rêve) et peut le constater grâce à sa création matérielle, la lune. En astrologie, la lune représente principalement les émotions et donc ce que nous nommons le « plan astral ».

Cependant, cette vision-constatation de son existence le limite aussi grandement. En effet, il ne peut voir que lui-même, car le reflet de sa propre vision lui est renvoyé en pleine face. Il peut tout au plus se donner toute une série de qualificatifs : je suis grand, je suis beau, je suis fort, je brille de mille feux… mais cela s’arrête là et la création tourne sur elle-même si elle ne se complexifie pas.

Afin de rendre le jeu, càd le rêve, plus intéressant, il conçoit donc des mondes « mathématiques » où des séries d’existences sont potentiellement expérimentés, jusqu’à ce qu’il décide que l’un ou l’autre de ces potentiels vaut la peine d’être approfondi. Plus l’illusion est grande, plus l’intérêt de l’être-état qui rêve grandit et c’est le but de l’opération. Il en découle donc que des mondes de plus en plus complexes et « perdus » sont recherchés, car plus ils sont perdus, plus ils attirent de l’émotion-illusion lunaire, et plus le reflet du soleil peut s’auto-contempler et donc « prendre conscience » (dans le rêve).

C’est ainsi que des chemins divers d’intensification de l’illusion ont été recherchés avec avidité et l’un de ceux qui fonctionne à plein rendement dans notre univers, c’est celui qui est nommé la Lune Noire en astrologie. Certains l’appellent Lilith, mais j’évite cette appellation impropre selon moi. La Lune Noire représente symboliquement le reflet du reflet, càd le reflet (ou le monde des reflets) créé dans le monde lunaire, lui-même déjà un réflecteur et non pas un principe créateur. La LN (Lune Noire) est donc une sorte de porte d’un univers noir, créé à partir des principes lunaires, qui permet, via les multiples variations possibles des jeux de miroirs, de créer de la noirceur… à l’infini…

Pour ceux qui ont suivi, on peut déjà à ce stade entrevoir que le rêveur suprême vient à ce niveau de créer son antithèse, càd la possibilité de sa propre extinction dans la non existence. La noirceur infinie est ce qui est nommé le néant absolu et va donc en opposition avec l’être absolu. Par cette vision, le rêveur à ce stade vit des frissons inouïs, car il vient de concocter la possibilité de sa propre disparition, alors qu’il est endormi, sans autre capacité d’échapper à « l »ennemi » que via le rêve lui-même. (Ceux qui connaissent Castaneda y verront sans doute des relations avec ce que je décris ici).

Je reviendrai par la suite à la description de la longue descente des êtres incarnés jusqu’au stade physique, via mon expérience personnelle, mais je voudrais déjà signaler que à chaque niveau de la matrice, càd de l’univers créé par un soleil, il existe l’antithèse du positif. Le Christ a son anté-christ, et les autres états n’y échappent pas, ceci étant nécessaire à la prise de conscience de ces états. En effet, à partir du moment où l’on prend conscience de la bonté, on prend automatiquement conscience de l’absence de bonté. Une chose ne peut exister consciemment que si nous nourrissons également le concept de son opposé. Si nous nous efforçons de devenir « bons », nous nourrissons automatiquement le domaine de la LN qui contient les opposés noirs avec un potentiel infini. En d’autres termes, en nourrissant notre « moi bon » nous nourrissons également notre ombre.

C’est ainsi que si nous « montons » dans les états, christiques et autres (selon les appellations), nous « montons » également dans l’autre extrême, car nous nourrissons par là même le concept de l’antithèse de notre conscientisation. Il est bien connu en cabbale entre autres qu’il existe un arbre « blanc » et un arbre « noir », l’un ne pouvant exister sans l’autre. Nous sommes dans l’expérimentation de la dualité.

En étudiant un thème astral et les trois LN connues par les astrologues, nous pouvons avoir une bonne idée de la façon dont notre ombre a été nourrie depuis des lustres. Il faut savoir également que cette ombre a une autonomie, dans le sens où tout ce qu’elle a pris comme « pouvoirs » dans les vies antérieures constitue son existence. De cela découle qu’un être, aussi bon soit-il dans cette vie, s’il a consenti à nourrir son ombre (ou son double selon les appellations) via la magie noire par exemple ou par un mysticisme poussé (autre exemple) aura rendu cette ombre d’autant plus active et pleine de pouvoirs, allant à l’encontre de ses recherches positives actuelles… Et, entre nous, personne n’échappe à cette réalité. Les défaillances que nous avons en nous sont toutes occasionnées par les pouvoirs que nous avons accordé par inadvertance ou volontairement à l’ombre.

Le thème astral révèle de façon étonnante les domaines dans lesquels cette ombre est la plus active, là où elle se retourne contre nous, sans pour autant vouloir notre disparition, tant que nous sommes sur les multiples voies de son alimentation propre. Des univers noirs existent donc, avec notre ombre, et selon son degré de « développement » elle peut s’y promener et acquérir des grades par exemple, tout comme en incarnation, nous pouvons devenir maître ou esclave, bourreau ou victime…

Puis, cerise sur le gateau concocté par nos amis les « dieux » généticiens, les âmes ayant été sectionnées en deux pour la majorité, chacune des personnalités incarnées a nourri l’ombre à sa manière. Cette ombre est la même pour les deux personnes dépolarisées et elle va gaiment de l’un à l’autre, au gré des pouvoirs qui lui ont été conférés, et cela jusqu’aux extrêmes de la manifestation. Si l’une des moitiés s’est éprise de magie noire et que l’autre moitié est devenue un saint, il y aura une tension extrême où l’ombre d’une extrême puissance voudra faire échouer le « saint » et y parviendra sans trop de difficultés, car le saint ne se doutant pas de l’ombre gigantesque qu’il a contribué à créer, se verra engouffré au moment où l’ombre partira vers son idéal, le néant absolu.

Ceci pour dire qu’à notre stade d’incarnation particulièrement aveuglée, la noirceur l’emporte tout autant sur la lumière que le contraire… et cela, aussi saint et éveillé que nous soyons, si l’autre moitié a travaillé dans ce sens.

Pour toutes ces raisons, il est urgent, urgentissime, de renoncer à monter vers les états de bouddha ou sainteté quelconque, et de se tourner vers l’introspection. La bonne question est : qu’est-ce qui est mon côté noir, comment est-ce que je le nourris ?… à cela s’ajoutant le fait que la noirceur peut être nourrie par une personne que nous ne connaissons pas toujours physiquement, à savoir notre polarité inverse incarnée ailleurs.

Que notre noirceur soit « justifiée » à nos yeux importe donc peu, puisque soit nous l’avons nourrie nous-mêmes dans d’autres vies, soit c’est notre moitié qui l’a nourrie (et la nourrit peut-être toujours en toute inconscience). Le tout est de la reconnaître et de la dépasser, primo par la relativisation totale des concepts d’opposés (la vision d’en haut qui permet de ne plus donner de crédit ni au bien ni au mal) puis à reconnaître toute impulsion qui n’est pas dictée par cet état de dépassement de la dualité. Cet état ouvre la porte à la compassion inconditionnelle, celle qui ne choisit pas. Par cette compassion nous ouvrons le chemin de l’entonnoir du coeur qui va broyer l’ombre, en commençant par la noirceur accumulée par notre moitié de polarité inverse. L’ombre sera finalement transformée également lorsque la conscience de l’autre côté du (des) miroir(s) sera réveillée, par le retour à Râ, via son centre en nous, càd le coeur énergétique.


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